Japan Impact en Suisse : douane, cosplay et double crème – mon expérience d’exposante (Ohka)
Mar 01, 2026
Il y a des week-ends qui commencent par une excitante checklist de “stand, stock, bonne humeur”… et qui finissent par une quasi-nuit blanche, un fichier Excel, et moi en train de parler à une douane comme si je négociais une quête secondaire de RPG.
Japan Impact, c’était ça.
Ma première convention cosplay en Suisse en tant qu’exposante. Une expérience d’exposante sur l’un des plus grands salons manga et cosplay en Suisse.
Et surtout : un week-end qui m’a donné un énorme boost — autant humainement que côté boutique.
Si tu es cosplayeur ou cosplayeuse en Suisse, ou simplement curieux(se) de savoir comment se vit Japan Impact “de l’autre côté du stand”, je te raconte tout, version Ohka : narratif, immersif… mais aussi avec les petites conclusions business qu’on ne peut pas ignorer quand on est une boutique cosplay française !
Sommaire :
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Découvrir Japan Impact : une convention cosplay en Suisse pas comme les autres
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Installer notre boutique cosplay en Suisse : stratégie, contraintes et adaptation
- Samedi à Japan Impact : entre doutes, adaptations et vraie montée en puissance
- Dimanche à Japan Impact : chocolat suisse, La Guerre des Clans et rush final
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Retour en France : apurement, douane, TVA et running gag…
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Ce que Japan Impact m’a appris (et pourquoi j’ai envie de revenir)
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FAQ – Exposer à Japan Impact en Suisse
Avant même Japan Impact : la Suisse commence à la douane
Je pensais naïvement que Japan Impact commencerait quand on poserait nos cartons à l’EPFL.
En réalité, Japan Impact a commencé bien avant.
Il a commencé par… les douanes.
Sur le papier, je savais ce qu’il fallait faire : exportation temporaire côté français, importation temporaire côté suisse, inventaire, valeur estimée, et au retour, apurement des stocks. Si tu envisages d’exposer en Suisse avec ta boutique cosplay, c’est une étape incontournable.
Simple, non ? Dans la pratique ?
J’ai frôlé la nuit blanche. Et ce n’est même pas une expression.
Parce que la douane ne te demande pas juste “tu vends quoi ?”.
Elle te demande une liste structurée, catégorisée, valorisée.
Et quand tu as une boutique cosplay avec beaucoup de références… tu ne peux pas écrire “produits cosplay”.
Il faut ranger.
Par exemple :
Je n’avais pas besoin de détailler que j’avais 100 modèles de lentilles différentes.
Je devais indiquer : lentilles de contact cosplay (cosmétiques) avec une valeur moyenne.
Sauf que quand tu comptes ton stock, tu réalises vite que ce n’est pas un petit sac de shopping : on s’est retrouvés avec plus de 230 paires de lentilles à emmener.
Donc j’ai trié, regroupé, estimé, vérifié, imprimé…
Entre la théorie et la pratique, il y a un gouffre, et je l’ai traversé en chaussons, matcha à la main (beurk le café), dans un monde parallèle où les formulaires gouvernent ton existence.
Bardonnex : épisode 1, le labyrinthe administratif
Le jour J, on arrive au péage de Bardonnex, la frontière entre la France et la Suisse.
On va au premier guichet :
“Bonjour, on vient pour une exportation temporaire.”
Et là :
“Ah… je ne sais pas si je peux signer ça. Allez voir le service commercial, de l’autre côté.”
Ok.
On traverse, on va au service commercial.
“Oui oui, c’est bien ça… mais ce n’est pas nous. Il faut aller dans l’autre bureau, tout au bout.”
À ce moment-là, j’ai vu défiler devant mes yeux la scène mythique d’Astérix et Obélix, version laissez-passer A38.
Tu sais, celle où tu te demandes si le bâtiment est vivant et s’il se nourrit de ta patience.
Finalement, on trouve le bon bureau.
Côté français : exportation temporaire, tampons, signature.
Ça, nickel.
Côté suisse : formulaire à remplir, vérification, enregistrement numérique…
Et franchement : big up à la douane suisse. Le monsieur était super sympa, il a même dit qu’on avait bien travaillé. Après une quasi-nuit blanche, cette phrase-là, c’était un peu comme un buff de +50 moral.
Arrive ensuite l’étape caution/TVA.
On va payer…
Et la machine de carte bleue ne fonctionne pas.
Reset. Attente. Re-essai. Rien.
On perd facilement 20 minutes.
Ils finissent par emmener un petit groupe (dont nous) à un autre endroit pour payer, pendant qu’ils gèrent la machine.
Et c’est là que se produit un moment totalement improbable : je croise Manon Mergnat… à la douane.
Oui. À la douane.
Une artiste que j’adore, dont j’ai déjà des trucs chez moi (dont des puzzles), et je la rencontre… dans un couloir administratif suisse, au moment où je paye une caution.
Je crois que l’univers voulait clairement ajouter une touche “comédie” à mon stress.
Bref : on paye, on finalise, et enfin… on entre en Suisse.
J’étais épuisée. Mais fière.
Parce que ce cap-là — la première douane en tant que boutique — c’était déjà une victoire.